François Bayrou a donné, ce dimanche 16 mars, sa première réaction aux résultats des élections municipales. Le président du Mouvement démocrate a analysé la
situation nationale, estimant que la "vague de gauche énorme qui a emporté un grand nombre de villes ? est une preuve de plus de l'instabilité de la vie politique française" ajoutant " tant que
l'on aura pas un centre fort et stable, des institutions qui permettent de se faire entendre, on aura ce mouvement de balancier d'un bord à l'autre à dix mois des dernières élections, alors que
le parti socialiste n'a changé aucune de ses têtes, aucune de ces idées aucune de ses expressions. Pour François Bayrou "cela empêche la France d'avancer" et participe à la "stérilité dans
laquelle cela nous plonge". Poursuivant son analyse, il a estimé "Ce centre fort, nous devons le construire. Ce n'est pas facile parce que la loi électorale et en particulier dans les grandes villes nous empêche d'avoir la représentation que nous devrions avoir, la juste représentation de ce que nous sommes. C'est un devoir pour nous d'avancer dans cette voie et que la France se retrouve avec une offre, une architecture politique qui soit plus riche et plus diverse que celles que nous avons aujourd'hui. C'est un devoir pour nous et nous allons le remplir."





Marielle de Sarnez était sur le plateau du Grand Journal sur Canal plus, le mercredi 12 mars. Invitée à réagir sur le débat entre Bertrand Delanoë et Françoise
de Panafieu, la candidate du Modem a regretté un "débat assez convenu", "les deux étaient campés dans leur personnage. Cela n'a pas fait bouger une voie." Elle a regretté "qu'il n'y a pas eu un
moment d'émotion, un moment magique où l'on sort des phrases toutes faites" et dénoncé le retour du " camp contre camp, chacun refusant de faire un pas vers l'autre." Interrogée par Jean Michel
Apathie sur le bilan du maire sortant, Marielle de Sarnez a qualifié le bilan de Delanoë de "correct sur certains points, mais insuffisant sur d'autres, je pense notamment à la question des
classes moyennes et du logement, tous ceux qui ont du mal à rester dans Paris." La chef de file du Modem à Paris a notamment mis l'accent sur la question des logements insalubres. Par ailleurs,
elle a noté que "la droite parisienne n'a pas évolué depuis 2001, elle n'a pas essayé de comprendre les raisons de son échec en 2001. Elle voit toujours Paris comme en 2001. Cette ville a bougé :
la sociologie des habitants, la précarité, les logements sociaux?" Questionnée par Miche Denisot sur les alliances et la stratégie du Mouvement démocrate lors des élections municipales, Marielle
de Sarnez a estimé que "la vie politique française a plus bougé en huit jours qu'en trente ans. Nous avons vu en huit jours qu'il y avait deux gauches : l'une progressiste, moderne, ouverte et
qui était d'accord pour des alliances, par exemple avec le centre et donc le Mouvement Démocrate et une gauche très refermée, très repliée. Et l'on s'est également rendu compte qu'il y avait deux
droites" ajoutant que "sortir du droite contre-gauche, c'est nécessaire. Quant on gouverne une ville, ce n'est pas une question d'étiquette."